Thursday, July 09, 2009

Fillmore Steet et le Jazz

Fillmore figure maintenant sur beaucoup de guides - et à juste titre - comme une rue vivante et attayante ayant quelque peu concurrencé ces dernières années Union Street très voisine. Dans les années 70, c'était dit-on encore un quartier "craignos" ce qui avait permis entre autres la construction et la vente à des prix très raisonnables de beaux bâtiments dans le voisinage, comme celui des Pacific Heights Towers quelques blocks plus à l'est en bordure du Lafayette Park .
Quinze ans plus tard, le nord de la rue, jusqu'à Geary, avait progressivement pris son aspect actuel et ... la valeur immobilière du voisinage en a profité!
Au cours des dernières années, la réhabilitation plus au Sud s'est complétée autour du jazz.


A côté de petites salles très actives depuis longtemps, le mythique Yoshi's d'Oakland sur East Bay y a ouvert à son tour une grande salle.

Chaque année le Fillmore jazz festival prend de plus en plus d'importance. Pour ll'ambiance de la version 2009 qui avait lieu le week-end dernier allez voir les photos sur les nouvelles nouvelles chroniques de San Francisco.

Tuesday, July 07, 2009

Le musée juif coontemporain


Sur Mission, la bannière colorée attire l'œil sur le musée juif ouvert il y a un an en face des jardins de Yerba Buena.


C'est l'œuvre de Daniel Libeskind, qui a construit plusieurs musées juifs dans le monde et dont le projet a été retenu pour la reconstruction du World Trade Center à New York. Deux parties très contrastées ;la partie récupérée à partir de la sous-station électrique de Jessie Street dont il a gardé la belle façade de briques et les structures intérieures,
et une sorte de cristal bleu, avec une " peau d'acier" de 250 m2, qui lui donne des couleurs changeantes en fonction de l'heure et de la position du visiteur avec des fenêtres en losange qui donnent une curieuse perspective du quartier..



Juifs et non-juifs parcourent les expos, en particulier, celle sur " Chagalll et le théatre juif russe" avec le même bonheur.

Sunday, July 05, 2009

Mais non !.....

Photo Christine Lemor-Drake

Ce n'est pas un docu-fiction sur l'incendie de 1906 à San Francisco. ... Il s'agit seulement des feux d'artifice du 4 juillet (toujours en jumeaux à San Fancisco) qui, cette année encore, viennent buter contre le brouillard...

Friday, July 03, 2009

Beach blanket babylon à l'aéroport


Pour le 35è anniversaire de Beach Blanket Babylon, l'aéroport de San Francisco a décidé de présenter différents chapeaux de la revue au cours des différentes années.
Celui du terminal international, le "Skyline hat", a été présenté pour la première fois en 1999 (il est en couleur argent pour rendre hommage au créateur de Beach Blanket Babylon Steve Silver, décédé en 1995) avec ses 200 plumes d'autruche et ses 60 m de tissu. Il fait partie des plus grands (5 mètres de large, 3 mètres de profondeur et 10 mètres de haut). Il pèse plus de 100 kg et son "port" suppose bien sûr des dispositifs invisibles qui le soutiennent!

Tuesday, June 30, 2009

Grand mouvement à l'Opéra de San Francisco

Toute la ville est en émoi. Donald Runnicles a donné sa dernière représentation (laTraviata) à l'Opéra de SanFrancisco où il était depuis 1992 Dir.musical et Chefd'Orchestre Principal. Il part comme Directeur musical du Deutsche Oper de Berlin, et sera également Chef d'Orchestre principal du BBC Scottish Symphony Orchestra, tout en continuant à diriger les grands orchestres de par le monde... Runnicles s'est fait connaître entre autres par son interprétation de la Tétralogie de Wagner en 1990, mais il aimait aussi les premières audacieuses. On ne pourra oublier Dr Atomic (musique de John Adams , libretto de Peters Sellars) sur le thème de la création de la bombe atomique par Robert Oppenheimer et le tourment qui s'en est suivi pour son créateur. Pour la petite histoire, un geste sympa de sa part: on a mis en vente une partition signée de l'œuvre et une journée avec le maître dans une opération de levée de fonds. Bref, une figure forte qui a déclaré laisser une partie de son cœur à San Francisco... Lui aussi. J'oubliais, c'est aussi un joueur de pétanque. Un grand homme , je vous dis!
Il sera remplacé à la rentrée par le jeune italien Nicola Luisotti qui, au cours de l'année a dirigé entre autres au Suntory Hall de Tokyo, à la Fenice de Venise et au Teatro Real de Madrid.
Il avait fait ses débuts à San Francisco en novembre 2005 avec la direction de La Forza del destino de Verdi.

Sunday, June 28, 2009

Encore un effet Obama?

La boutique spécial gauchers qui avait disparu du Pier 39 depuis plusieurs années vient de rouvrir... Le panneau violet sur la gauche vous offre toute une liste de propositions pour choisir vos gauchers préférés. A chaque exemple (re)connu, on se dit :"Ah! tiens, lui aussi..." .Voici un petit extrait!Si le sujet vous intéresse, de nombreux sites offrent des listes...

Wednesday, June 24, 2009

Mes fondamentaux de Berkeley

N'allez pas croire que les gens de Berkeley ne sont que des esprits purs. Moi non plus d'ailleurs et la ville a pour moi ses "landmarks" alimentaires. Commençons par la fin, Fat apples, sur Martin Luther king Jr, dont la pâtisserie poursuit année après année sa tarte au citron meringuée (ma préférée, mais je mets pas loin derrière, celle à la myrtille). Toutes peuvent se vendre à la part, mais avec la tarte complète, vous avez le moule réutilisable avec Fat apples embouti au fond. Un plaisir de gamine !


Sur Shattuck, le Cheese Board, ou le fromage dans la joie (bien connu aussi pour la qualité de ses pizzas) Pourquoi? un abord très convivial, la qualité et la diversité des fromages, la possibilité de les goûter avant de les acheter (on vous en découpe une lamelle à la demande) , le ton complice et presque respectueux du vendeur pour ces Français qui, eux, savent de quoi ils parlent, les cartes à jouer qui remplacent les numéros d'ordre... Une ambiance, quoi..


Créé pendant les sixties, il a gardé sa structure communautaire et est à ma connaissance le seul magasin ici qui ferme le premier mai pour la fête du travail ici !
En face, Chez Panisse, incontournable. Longtemps considéré comme le meilleur restaurant de la baie, il reste en très bonne position.


Son café, en haut, permet à prix raisonnable de découvrir le talent et l'esprit d'Alice Waters ,la "mère" de la cuisine californienne : bio, frais, parfumé, avec une grande place au végétal. Militante de la gastronomie, elle a créé un "edible schoolyard, un jardin où des écoliers de Berkeley viennent cultiver des produits qu'ils cuisineront ensuite sur place. Elle a promu le remplacement des bouteilles d'eau minérale dans les restaurants par de l'eau du robinet, refiltrée et éventuellement carbonatée sur place. Ma plus grande surprise la concernant a été un dîner au restaurant de Michel Courtalhac à Paris où mon palais avait reconnu la "touche" Alice Waters dans les plats AVANT de savoir qu'il avait travaillé chez Panisse.
Impressionnant, non?

Saturday, June 20, 2009

Les bandes de Berkeley

En fait, Berkeley se présente en bandes horizontales qui se succèdent des collines vers la baie. En haut , tout près des eucalyptus de Tilden Park, la pente est raide, les maisons superbes accrochées au flanc de la colline, la vue magnifique.

Pour habiter là- haut, il faut du jarret et de l'argent. Pourtant si vous n'avez ni l'un ni l'autre, il vous suffira pour profiter du panorama, de prendre le bus pour monter au Lawrence Hall.


Quand on descend, après la cassure au niveau de Shattuck, la pente se fait plus douce, les maisons de plus en plus petites, les vélos plus nombreux. Le bruit du train qui court le long de la baie est maintenant clairement perceptible (là comme ailleurs, la voie n'a pas de passage à niveau et de jour comme de nuit, le train hurle pour annoncer son passage).


Enfin , tout en bas, dans la zone plate des entrepôts, un nouveau quartier commerçant s'est installé,vers la 4th autour de quelques outlets de grande marque comme Crate et Barrel, avec plein de boutiques et de bistros sympas.
C'est clean, c'est moderne, ça n'a rien à voir avec le "Berkeley village " et pourtant on y retrouve un peu de son atmosphère...




Wednesday, June 17, 2009

Berkeley, une autre planète..

Petit tour à Berkeley, juste de l'autre côté de la baie, sur East Bay comme on dit ici, ses collines sont bien visibles de la ville. Le temps d'un petit saut par le Bay Bridge ou d'une petite plongée sous la baie avec le BART, on arrive dans un autre monde. Très peu d'immeubles et partout une végétation pimpante, pas tirée au cordeau , une tiédeur dans l'air...
Berkeley, c'est un climat, climat physique: (la température y dépasse celle de San Francisco de plusieurs degrés et on n'y connaît pas le brouillard d'été) climat humain , disons pour faire court, écolo, intello, à vélo, sur un fond de liberté revendiquée. Le cheveu gris s'y porte bien, tout comme les ongles coupés courts et les talons plats ; le vêtement est plus confortable qu'élégant.
Berkeley, est centré sur son université, la première du système University of California, qui doit sa notoriété certes à ses vingt Prix Nobel, mais surtout parce qu'elle fut le berceau du Free Speech dans les célèbres sixties.

Les grands repères : le campanile, Sather Gate , la porte sud de l'université, point de ralliement historique lors des mouvements politiques .

Telegraph St qui fonce vers le sud à partir de Sather Gate, un bon indicateur du quartier, s'est assaini après des années zonardes". L'interdiction de la drogue dans le secteur (drug-free) participe sans doute àsa bonne santé actuelle avec juste un petit marché artisanal vaguement hippie.
Autre facteur qui intervient peut -être : le fait qu'une majorité d' étudiants est maintenant d'origine asiatique, car UC Berkeley, contrairement à sa grande rivale Stanford dans la Silicon Valley, recrute sur les résultats du SAT (les examens de fin de secondaire) où les étudiants asiatiques, plus travailleurs, obtiennent de très bons résultats sur l'ensemble de la baie.
Mais ne cherchons pas trop, Berkeley, c'est avant tout un art de vivre qui ne se décrit pas....

Saturday, June 13, 2009

Et là, c'est toujours la profusion...



Whole Foods, le top des supermarchés alimentaires.Dans celui-ci, sur Franklin st., en plein dans le quartier bourgeois de Pacific Heights, c'est toujours la même abondance : viande, poisson, laiterie, fruits et légumes, vins, plats cuisinés... et les prix semblent inchangés (élevés!).

Toutefois, le client se fait plus rare..

Thursday, June 11, 2009

Ici aussi les Français ont voté

Les expats français n'ont pas voté pour les européennes, mais le même jour, ils ont élu leurs délégués à l'AFE (Assemblée des Français de l'étranger) , l'occasion de belles bagarres pendant la campagne. Oui, les expats qui votent (ceux qui en ont fait la demande au consulat) se comptent en dizaines de milliers pour la baie et la circonscription couvre tout l'ouest américain. Entre les luttes locales et la rivalité San Francisco - Los Angeles, et la perspective nouvelle d'élections de députés, plus politique, en 2012, ce ne fut pas de tout repos.
Mais le plus intéressant pour moi, chaque fois qu'il y a une élection, c'est le choc des cultures française et américaine en matière de vote. Les Français votent au consulat, bâtiment officiel s'il en est, et non dans un garage ou une église rapidement aménagés pour la circonstance comme c'est souvent le cas pour les élections américaines.
Photo Christine Lemor-Drake
Ils votent pour une seule question à la fois en mettant des petits papiers dans des enveloppes, et non sur de multiples questions (et quand je dis multiples, ça peut dépasser 30!) avec des supermachines à faire des trous. Le dépouillement gaullois a lieu le soir même avec une poignée de volontaires qui comptent les bulletins avec leurs petites mains et dans la nuit, on a les résultats. Rien à voir avec ses dépouillements soi-disant automatiques des bulletins électroniques américains pour lesquels plusieurs semaines après le vote, on regarde encore si la pastille s'était bien détachée ou si elle est restée attachée au bulletin, gonflée certes et dite alors "pregnant " (oui, enceinte!) : dans ce cas, comment la compter ? Rappelez-vous Bush/Gore...
Il y a des moments où on se sent ringard et fier de l'être!
Pourtant compte tenu de l'étendue de la circonscription électorale recouvre toute la côte ouest, il était proposé un vote par correspondance et un vote par internet. Et là, pour ce dernier mode, les choses ne semblaient pas tout à fait au point !

Monday, June 08, 2009

Les "nouveaux" travailleurs d'un jour

J'avais adoré ce Grand Prix du Festival International des Très Courts 2008 à replacer dans le contexte des day-laborers qu'on rencontrait bien avant la crise. J'aurais bien voulu vous en faire profiter plus tôt, mais cette fois, j'ai trouvé l'âme compétente qui m'a aidée à le mettre en ligne.
Il n'est pas trop tard : ce film est plus que jamais de circonstance !

The job
envoyé par trescourt -

Friday, June 05, 2009

San Francisco capitale américaine de la pétanque

A la pétanque comme ailleurs, les San Franciscains sont les meilleurs ! Même s'ils n'ont pas été tout à fait les premiers à fonder un club spécifique ( la pétanque serait venue par Boston; il lui fallait ensuite le temps de "traverser"), la carte est sans équivoque : San Francisco, avec ses six clubs sur la baie, est la capitale de la pétanque américaine....
Il faut dire que le climat aide, tout comme le cadre du Golden Gate Park où les eucalyptus et les conifères remplacent nos bons vieux platanes.

Mais la contagion gagne même la Central Valley à Fresno où le club connaît une croissance exponentielle. Un viticulteur de Sonoma a même créé un "vin de pétanque" pour les initiés.

Le week-end dernier, la Boule d'or de San Francisco, affiliée à la très officielle fédération de pétanque aux Etats -Unis, fêtait ses 50 ans sous la houlette de John et Joss Krauer.
34 licenciés, mais beaucoup de non licenciés qui gravitent autour, surtout depuis que la pétanque a fait son entrée dans les écoles françaises de la baie (au programme d'EPS par ex pour ces 5ème de l'école franco-américaine).
Photos Christine Lemor-Drake, la pétancologue de la baie.
Une autre façon de propager en douceur la culture française!

Wednesday, June 03, 2009

Le Metreon se reconvertit au bio!

Le Metreon, au coin de Mission, s'est toujours voulu un pôle de modernité, avec son multiplex, son immense magasin Sony, son centre Playstation et un espace pour enfants en haut. En fait, ça n'a jamais été un succès franc et massif et son charme essentiel résidait pour moi dans sa terrasse plongeant sur les jardins de Yerba Buena.
Il y a un mois, c'était une immense boîte vide ou presque, surtout avec la disparition de Sony.


Surprise une semaine plus tard : les vitres opacifiées ont retrouvé leur transparence et les couleurs sont apparues: un farmer's market s'y est installé.


Un farmers' market quotidien, à l'intérieur...? Du jamais vu!

Tuesday, June 02, 2009

Ils n'ont pas survécu à la crise...

Des petits commerces, des restaurants et des pompes à essence ont fermé : sur Market, les rideaux de fer baissés se succèdent....
Stacey's la grande librairie n'en finit pas de liquider ses meubles....
New Balance sur Post renvoie ses clients au site web....

Des géants Virgin, CompUSA, Circuit city, Mervin's... n'ont pas résisté non plus.
Le grand magasin Disney au coin d' Union square va céder la place à Intel
Et même dans Chinatown...Mais Flax, ouf! est toujours là.

Saturday, May 30, 2009

Dur, dur.....

Oui, dur, dur!..
1- La taxe est passée de 8,5% à 9,5% en ville. A Serramonte, un peu au sud sur la 280, à l'entrée du San Mateo county, avec son centre commercial énorme et ses vendeurs de voiture, elle était à 7,5, elle est maintenant à 9,25.
2- Il est inutile de chercher "le Monde" à San Francisco ; il n'est plus importé. Les accros de la version papier ont du mal à s'en remettre.
Mais une once de douceur dans ce monde de brutes : "il" est revenu sur les étals depuis que les taxes d'importation de 300% décidées en janvier à son encontre ont été supprimées.

Tuesday, May 26, 2009

Macaromania sur San Francisco

Il y a une quinzaine de jours, le Chronicle a consacré deux pleines pages à ces macarons français en forme de mini-hamburgers (sic! il n'y a que des Américains pour penser à ça!), avec des recettes et l'adresse des vendeurs sur la baie. Alors, au hasard de mes balades, j'ai testé ici et là (non, pas tous!) et pour moi, la palme va à Paulette, par la diversité et la qualité de ses choix .
Paulette, 437 Hayes St. (X Octavia).


Renseignement pris, les recettes sont celles de Christophe Michalak, le pâtissier d'Alain Ducasse(Plaza Athénée à Paris) formé entre autres chez Ladurée (le temple du macaron à Paris) et qui a exporté ses recettes à Los Angeles d'où les macarons arrivent tous les matins. Il vient régulièrement de France tester les produits finis et mettre au point de nouveaux goûts (le jasmin et la violette proposés en dégustation ne m'ont toutefois pas paru ... indispensables à la gamme!). Et enfin, j'ai appris que le macaron est sans gluten, une bonne nouvelle pour les allergiques souvent privés de dessert.
Les macarons seraient ici en train de détrôner les cupcakes. New-York capitale des cupcakes, San Francisco capitale des macarons. Jusqu'où ira se nicher l'éternelle rivalité entre les deux villes ?..

Sunday, May 24, 2009

Un awards-dinner, c'est quoi?

Le terme équivalent n'existe pas en français, le concept non plus.
Etymologiquement, c'est un dîner au cours duquel on décerne une récompense.
Concrètement, c'est un dîner de levée de fonds. De nombreuses institutions à but non lucratif, les "non-profits", y ont recours, avec des variantes.
La semaine dernière a eu lieu celui de l'Exploratorium. Les personnes honorées étaient quatre femmes ayant une position particulière dans le milieu scientifique : la première femme ingénieur chez IBM, une tête pensante de Google, une physicienne de pointe de Stanford et la présidente d'une grande université étrangère ; elles furent invitées après le repas à discuter sur l'estrade avec grand écran du pourquoi et du comment de leurs carrières.


Pour participer au dîner ( 700 convives), il en coûte si on vient à titre personnel 500$ par personne ; on peut aussi y être invité par une entreprise qui a acheté une table à laquelle elle convie qui elle veut.

Dans un cas comme dans l'autre, une partie des frais de participation est considérée (à juste titre!) comme une donation à l'institution et donc déductible des impôts.
Pas un concept français , je vous dis.

Wednesday, May 20, 2009

Le SFMOMA

Il y a bien longtemps que je n'avais pas remis les pieds au MOMA. D'abord parce que j'en voulais à Botta d'avoir repris le même thème architectural pour son bâtiment de San Francisco et la cathédrale d'Evry, ensuite je trouvais le bâtiment froid et les collections peu riches pour un bâtiment aussi spacieux.

Je n'y suis allée que poussée par Chuck, qui avait été emballé par l'exposition du sud-africain William Kentridge et ce fut une grande et agréable redécouverte.
Dès l'entrée, le grand hall, habillé des deux grands murals de Kerry James Marshall , avait perdu de son austérité rigide.


Quant à l'expo elle-même, difficile de la décrire, on ne peut que dire "allez-y !" (elle est encore là pour une grosse semaine) : impressionnante de force dans le dessin, d'originalité dans la technique d'animation au service de son message. Elle m'a immédiatement évoqué la BD d'Art Spiegelman, Maus : force, noir et blanc, thème politique et pourtant les techniques n'ont rien à voir.Celles de Kentridge sont époustoufflantes.

J'en ai profité pour aller voir le Roof garden, qui vient d'ouvrir, avec son mur de verre limitant l'espace extérieur avec de grandes sculptures à l'air libre (Calder, Moore...) et au-dessus, en toile de fond, une succession des grands types de gratte-ciels de San Francisco, sur un côté....

et sur l'autre...
Une exposition Goergia O'Keefe débute à la fin du mois...

Monday, May 18, 2009

Bay to breakers 2009

C'était hier, la course folle qui va de la bay jusqu'à l'océan sur 12 km, et j'étais bien décidée à y faire un tour comme chaque année ou presque, mais l'annonce de la météo à la TV m'a scotchée au canapé et c'est là que j'ai vu l'essentiel (pour ceux qui auraient quelques difficultés avec les Fahrenheit , 100 F = 38 degrés Celsius).
Le Chronicle, comme d'habitude, vous montrera les photos que je n'ai pas prises, en beaucoup mieux.
65 000 participants environ, une moitié dûment enregistrée avec dossard et puce dans les chaussures pour mesurer exactement leur temps, une autre en touriste qui s'est économisé plus de 40$.
Les nouveautés : les "bare to breakers", ceux qui courent tout nus, étaient comme chaque année interdits, mais cette fois la police était là et les contrevenants ont été sortis de la course. Interdiction aussi de l'alcool, même si la bière était souvent dans les sacs à dos. Interdiction des chars motorisés.
Est-ce une idee ? la course m'a paru - un peu- plus sage que d'habitude